On a tendance à associer le bâillement à la fatigue, mais de récents travaux indiquent que son effet contagieux servirait à augmenter la vigilance d’un groupe. Il pourrait s’agir d’un héritage du passé, quand un groupe devait se mobiliser contre des menaces.
« Il semble que le bâillement facilite la vigilance de groupe », dit Andrew Gallup, un biologiste de l’Université Johns Hopkins qui est l’un des chercheurs qui ont le plus travaillé sur le bâillement et son caractère contagieux. « Chez le lion, quand un individu bâille avant de se lever ou de se coucher, les autres individus ont tendance à bâiller et à faire le même mouvement. Et chez l’humain, quand on voit quelqu’un d’autre bâiller, après on est plus susceptible de détecter des menaces, par exemple des araignées ou des serpents, dans des images. »



