Les Numériques : Nathan Alspaugh est étudiant en première année d’ingénierie aérospatiale au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Fin octobre, il a dévoilé sur GitHub les plans de Keybytes, un clavier mécanique intégralement modulaire. Chaque touche forme un module autonome de 19,05 mm de côté, la taille standard d’une touche, avec son propre microcontrôleur, et s’aimante à ses voisines. Le nombre de touches comme leur agencement relèvent du seul choix de l’assembleur.
L’idée de bâtir un clavier comme un jeu de construction n’est pas (tout à fait) neuve : le MelGeek Pixel accueillait déjà des briques Lego sur sa coque. Keybytes pousse le principe jusqu’à l’électronique elle-même.
Il y a quelque temps, en cherchant un clavier à acheter, j’étais frustré de constater qu’il n’existait aucun modèle en forme de triangle ou de cercle.
Le système repose sur deux briques. Le Keybit accueille un interrupteur Cherry MX et une puce CH32V003, un microcontrôleur RISC-V d’entrée de gamme. Des broches à ressort disposées sur ses quatre faces transportent d’un module à l’autre l’alimentation en 3,3 V, la masse et le bus de données I2C. Huit petits aimants logés dans le boîtier imprimé en 3D maintiennent l’édifice.



