Futura : Ils sont partout, invisibles, persistants, et potentiellement dangereux. Depuis des décennies, les scientifiques cherchent un moyen efficace de se débarrasser des polluants chimiques éternels. Aujourd’hui, une équipe internationale affirme avoir franchi un cap majeur, grâce à un matériau capable de piéger ces contaminants à une vitesse jusqu’ici inédite.
Connues sous le nom de PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées), ces molécules synthétiques sont utilisées depuis les années 1940 pour leurs propriétés imperméabilisantes et anti-graisse. On les retrouve dans les vêtements, les tissus d’ameublement, les poêles antiadhésives, les emballages alimentaires ou encore les mousses anti-incendie.
Le problème ? Leur liaison carbone-fluor est si stable qu’il faudrait des milliers d’années pour qu’elles se dégradent naturellement. Résultat : les PFAS contaminent aujourd’hui l’eau, les sols, l’air et même nos organismes. Deux d’entre elles, le PFOA et le PFOS, sont déjà associées à des risques accrus de cancers, de maladies cardiovasculaires, de troubles de la fertilité et de malformations congénitales.



