Science et vie : Deux laboratoires ont réussi à faire
jouer au célèbre jeu vidéo Doom des cultures de cellules cérébrales
humaines vivantes. Ces systèmes hybrides fusionnent organoïdes et
puces électroniques pour créer une nouvelle forme de calcul
biologique.
Depuis plusieurs années, Doom s’impose comme le banc d’essai
universel des systèmes informatiques les plus improbables. Des
calculatrices aux distributeurs de billets, chaque nouveau support
tente de faire tourner ce classique du jeu vidéo. Pourtant,
personne n’avait encore franchi le seuil qui sépare la machine du
vivant. Aujourd’hui, un bioprocesseur à base de neurones humains
cultivés en laboratoire maîtrise les commandes du jeu, ouvrant des
perspectives radicales pour l’informatique et la médecine.
Doom occupe une place singulière dans l’histoire de
l’informatique. Depuis sa sortie en 1993, ce jeu de tir à la
première personne sert de référence technique pour mesurer les
capacités de calcul des supports les plus improbables. Des
ingénieurs l’ont fait tourner sur des téléimprimeurs, des tests de
grossesse électroniques, des tracteurs et même des microscopes.
Cette obsession collective révèle une quête plus profonde. Faire
fonctionner Doom sur un nouveau système prouve que celui-ci peut
exécuter des opérations complexes, gérer des entrées en temps réel
et afficher des graphismes cohérents.



