en à peine cinq jours, des neurones humains ont appris à jouer à doom… une ouverture pour de futures révolutions médicales et informatiques
Science et vie : Deux laboratoires ont réussi à faire jouer au célèbre jeu vidéo Doom des cultures de cellules cérébrales humaines vivantes. Ces systèmes hybrides fusionnent organoïdes et puces électroniques pour créer une nouvelle forme de calcul biologique.

Depuis plusieurs années, Doom s’impose comme le banc d’essai universel des systèmes informatiques les plus improbables. Des calculatrices aux distributeurs de billets, chaque nouveau support tente de faire tourner ce classique du jeu vidéo. Pourtant, personne n’avait encore franchi le seuil qui sépare la machine du vivant. Aujourd’hui, un bioprocesseur à base de neurones humains cultivés en laboratoire maîtrise les commandes du jeu, ouvrant des perspectives radicales pour l’informatique et la médecine.

Doom occupe une place singulière dans l’histoire de l’informatique. Depuis sa sortie en 1993, ce jeu de tir à la première personne sert de référence technique pour mesurer les capacités de calcul des supports les plus improbables. Des ingénieurs l’ont fait tourner sur des téléimprimeurs, des tests de grossesse électroniques, des tracteurs et même des microscopes. Cette obsession collective révèle une quête plus profonde. Faire fonctionner Doom sur un nouveau système prouve que celui-ci peut exécuter des opérations complexes, gérer des entrées en temps réel et afficher des graphismes cohérents.

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