Science et vie : Repérer une copie écrite par une
intelligence artificielle vire souvent au casse-tête pour les
enseignants. Un professeur d’histoire américain a pourtant trouvé
une parade d’une simplicité redoutable, en glissant un piège
invisible dans l’énoncé de son partiel. Sa méthode contre la triche
par IA a démasqué presque toute sa classe d’un coup.
Fin juillet 2026, Jason Gibson, professeur d’histoire à
l’université d’État d’Alcorn, a dissimulé une consigne en
caractères blancs dans le sujet de son partiel pour repérer les
copies rédigées en douce par un agent conversationnel. Beaucoup
d’enseignants soupçonnent leurs étudiants de déléguer leurs devoirs
à ces logiciels, sans jamais pouvoir le prouver. La triche par IA
s’est trahie ici d’elle-même, un mot absurde surgissant au milieu
de 32 copies sur 35.
Dans l’énoncé, les étudiants devaient traiter la révolution
industrielle et la comparer aux bouleversements d’aujourd’hui, des
réseaux sociaux à l’intelligence artificielle. Gibson y avait
glissé une phrase invisible à l’œil nu, écrite en caractères blancs
sur fond blanc, qui réclamait de caser le mot
« Madagascar » à un endroit dénué de sens. Un lecteur
humain n’y voyait rien. Mais l’étudiant qui recopiait le sujet d’un
bloc dans un
robot conversationnel, pour gagner du temps, lui transmettait
aussi cette instruction cachée sans le savoir. Copier l’intégralité
d’une consigne dans un assistant est en effet devenu un réflexe
pour rédiger vite, et c’est précisément ce raccourci que le
professeur a piégé.
Un professeur tend un piège invisible à ses élèves qui trichent avec l’IA : 32 sur 35 tombent dedans



