Mon Carnet : La Russie a franchi une nouvelle étape dans son bras de fer avec les géants technologiques occidentaux. Le Kremlin a confirmé le blocage complet de WhatsApp sur son territoire, invoquant le non-respect des lois locales par Meta, maison mère de l’application. Moscou invite désormais les citoyens à se tourner vers MAX, une application de messagerie soutenue par l’État.
Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, la décision a été prise en raison du refus de Meta de se conformer aux exigences réglementaires russes. Il a présenté MAX comme une alternative nationale en développement, accessible aux citoyens et destinée à remplacer les plateformes étrangères. WhatsApp, de son côté, affirme vouloir continuer à maintenir la connexion entre ses utilisateurs et dénonce une mesure qui, selon elle, isole plus de 100 millions de personnes d’un outil de communication privé et sécurisé.
Le blocage est l’aboutissement de plusieurs mois de pressions. Depuis août, le régulateur russe des communications, Roskomnadzor, limitait progressivement les fonctionnalités de WhatsApp, notamment en empêchant la réalisation d’appels vocaux. En décembre, les autorités annonçaient de nouvelles restrictions graduelles, accusant l’application d’être utilisée pour organiser des actes terroristes, recruter des auteurs d’infractions et faciliter des fraudes. Les tribunaux russes avaient également infligé des amendes à WhatsApp pour non-suppression de contenus jugés illégaux et exigé l’ouverture d’un bureau local.



