la militarisation tranquille de l’ia canadienne
Le Devoir : Celle-ci s’opère dans un vide réglementaire, le Canada n’ayant pas de loi sur l’IA ni sur les armes autonomes.

Photo: Emmanuel DUNAND archives Agence France-Presse Des robots autonomes se toisent au salon militaire Eurosatory, à Paris, le 13 juin 2022.

Le 5 février dernier, Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) a rendu publics les résultats du sprint national de 30 jours visant à renouveler la Stratégie pancanadienne en matière d’IA et la Stratégie canadienne sur la capacité de calcul souveraine pour l’IA. Les résultats de ce « sprint » sont promus par ISDE comme le fruit de la participation publique.

Si nous constatons des écueils importants qui minent la crédibilité démocratique et scientifique de cette initiative, c’est un certain silence des milieux franco-québécois qui nous poussent à interroger la posture de l’écosystème d’IA, historiquement positionné comme « éthique » sur des enjeux sensibles, notamment l’automation des armes et autres technologies militaires.

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